Cartapuce




Survint alors ce jour maudit. Un éclair m'aveugla en même temps qu'une douleur effroyable me broyait l'épaule et le ventre, le claquement d'une détonation me rattrapa dans ma fuite éperdue. Ma bulle de peine ne me quitta plus pendant les semaines que je passais terré.





La balle










bouton gauche


Suffisamment pour que je puisse peu à peu rejoindre la maison de mes maîtres. Mes maîtres qui sont peu dégourdis et à qui il fallu 24 heures pour comprendre que mon état était vraiment critique. Pour une fois c'est avec gratitude que je suis parti en voiture avec ma maîtresse.


Nous étions à la fin de l'hiver 2001, mes maîtres étaient partis en vacances, je ne pouvait plus bouger dans mon abris, ni m'alimenter régulièrement. Tout déplacement me causait des douleurs effroyables. Peu à peu néanmoins, mon état s'est un peu amélioré.

Bandage





convalescent

go-home


Cicatrice

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Mes jeunes maîtres m'ont rendu visite à la clinique me remontant le moral, m'aidant peu à peu à me remettre. Puis je suis rentré à la maison pour y poursuivre, entouré des miens, une longue convalescence. Je suis maintenant dans ma troisième vie de chat.


On était vendredi mais je n'ai pas gardé de souvenir de ce jour béni. C'est le docteur Bastien, véto à Hœrdt, qui m'a opéré après avoir constaté que j'avais une balle dans le ventre. Le ricochet de cette balle sur mon omoplate m'a sauvé la vie.